alice massénat, poème sans titre (trémalo mai 2008).
Dans le silence aux creux de cuivre
les teints se pâment
aux oraisons de marbre
dithyrambe incontournable
la vieille aux pourléchés
se venant
se cabrant
impossible de la fixer
tant sa jambe est toc
Brimé il s’en fut en sourdine
le piano hagard
viscère
de son orage
Dans ses accointances sans condisciple
la torture ne s’envisage qu’aux mots
maintes fois redits
à souligner
et plus que bleus aux violets de gambe
les déliquescences se calquent
une par une
à la faveur d’une scansion de larmes
Ne plus le revivre
à n’importe quel prix
et parcourir la vie
aux détours d’une page
la couleur éclatante, pestilentielle
de me vivre au sourire du beau
caduque
dans une lèvre de ramage
(son prochain recueil, Ci-gît l’armoise est à paraître en juin 2008 aux éditions Simili Sky)