Dimanche 15 juillet 2007
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Pierre Peuchmaurd a bien raison, dans sa préface à l’ouvrage, de nous dire : «quelqu’un qui ne parle pas pour ne rien dire est une menace, je suppose qu’on en conviendra ».
Insupportable Massénat ! Effectivement, il lui a d’ailleurs fallu bien du temps (et de sollicitations de l’éditeur, le suppose-t-on !) pour accepter de se découvrir à ce point dans cet
ensemble publié, enfin, chez un éditeur visible. Oui, car l’amour qu’elle contient, cette insupportable, n’est pas exprimable par d’autres. Du moins n’est-il pas bienséant de le commenter.
Apercevoir une paix, un épanouissement dans la tempête du verbe n’est pas chose aisée. Tant mieux. Nous ne sommes pas vivants pour nous complaire dans l’érotisme courtois du jardinier frappé de
nanisme.
Je ne sais pourquoi, la pourriture peut-être joignant le sublime, la poésie de l’auteur me fait penser ici à Charles. C’est bien cette géante difforme qui m’accompagne à la lecture du
texte, sur le sein duquel je me reposerai la lecture terminée, une fois le miroir brisé d’un coup de tête.
Alice Massénat représente autre chose
qu’une poète à lire, voilà bien
la différence dans son cas.
Elle est même autre chose qu’une parole.
C’est elle la petite bête qui nous vient avant
chaque baiser que nous
n’osons donner à l’inconnu.
Par Trémalo
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