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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 09:04

 

chroniquesestranmlegros.jpg

 

 

L'extrait :

 

Bientôt, chacun perçut comme une petite musique, une sorte de raclement à peine audible, le même sifflement ténu que les bassiers connaissent bien sans toujours en localiser exactement la source, et que produisent leurs frères sédentaires et si communs, ces milliers de balanes qui réajustent leur petite tour de calcaire, la ont osciller imperceptiblement dans l'attente de la marée et le grand vide, le grand silence habité de l'estran.

 

Notes :

 

les coureaux de Groix ou de Belle-île.

 

Thétis dans son char marin.

 

thetis-char-marin.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mots :

 

La mye.

 

lutraria_magna.jpg

Par Trémalo - Publié dans : Des nouvelles du front
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 12:33

L'extrait :

 

Songeant à la circulation du bois qui avait quitté la forêt du Cranou pour le port du Faou, souvent, j'avais imaginé que c'était la forêt, elle-même, qui glissait, ténébreuse et compacte, vers la mer

 

                                                 Notes :

 

sous le couvertplguillouriviere.jpg

 

du charbon de bois avec des saules

 

Mots :

 

ultime indentation

échancrure qui ressemble à la morsure ou à la trace d'une dent

 

un étymon

LING. Mot attesté ou reconstitué qui sert de base à l'étymologie d'un terme donné. Le latin « amare » est l'étymon du français « aimer ».

Prononc. : [etimɔ̃]. Étymol. et Hist. 1892 (Guérin). Empr. du lat. etymon « étymologie » (gr. έτυμον « vrai sens, sens étymologique », cf. étymologie).
Par Trémalo - Publié dans : Des nouvelles du front
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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 10:48

Aux édition de La Digitale, juin 2010.

 

4couvalmaty.jpg

 

 

almaty.jpg

 

Le tarmac, Almaty (wikipedia)  :

 

Almaty_Airport.jpg

 

Images d'Almaty (www.pestaola.gr) :

 

almaty_kazakhstan_01.jpg

 

almaty_kazakhstan_02.jpg

Par Trémalo - Publié dans : Des nouvelles du front - Communauté : Poésie française
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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 18:39

 

(avec la très aimable autorisation de son auteur)

 

 

jeanbenoit2.jpg

 

 

 

POUR SALUER JEAN BENOÎT

 

 

De l'œuvre de Jean Benoît, que je considère comme l'une des plus flamboyantes qu'ait données le surréalisme dans ces cinquante dernières années, je ne parlerai pas; de nombreux catalogues d'exposition ainsi que des articles de presse ou de dictionnaire en ont, avec plus ou moins de bonheur, rendu compte. Mais, malgré tout le talent et toute la puissance d'imagination qu'elle manifeste, du plus tellurique au plus aérien, alliant la grâce et la tendresse aux ténèbres, l'œuvre cédait le pas à l'homme; et la perte, toujours irréparable, est ici à la mesure de ce dépassement.

 

Doué d'une présence et d'une spontanéité souveraines, dans les gestes comme les paroles, Jean était la figure même de l'excès. Mais de l'excès délicat, sans pesanteur et sans pose. Aucune affectation ne venait alourdir la virulence de ses détestations ni l'insolence de ses provocations délicieuses. Il pouvait déclarer en toute ingénuité que le seul rêve qu'il n'avait pu réaliser était celui de « tuer un missionnaire »; et c'est avec la même candeur dans la voix qu'en se penchant sur la main d'une inconnue pour y déposer un baiser, il n'oubliait pas de lui dire: «Mes hommages irrespectueux, mademoiselle». Rien ni personne ne pouvait lui faire obstacle, lui en faire accroire ou lui en remontrer. Et cela, sans inflation de l'ego, sans prurit de puissance; il se contentait de vivre, de marcher dans la vie en rêveur éveillé, il était une cause libre.

 

Je l'ai rencontré, il y a près de trente ans, dans un café où l'esprit surréaliste jetait encore quelques feux timides parmi une époque particulièrement hostile. Il en imposait sans s'imposer; son rire, qu'on entendait dès l'entrée, était la plus certaine manifestation de sa présence. Je ne faisais pas partie du cercle de ses intimes, mais nous n'avons pas cessé de nous voir au fil des années, de façon discontinue, par hasard le plus souvent, à la faveur d'un vernissage, ou quand il lui prenait envie de venir saluer les amis réunis dans tel ou tel débit de boissons. Un jour, il m'a invité à lui rendre visite, et, depuis lors, je suis monté plusieurs fois dans son atelier de la rue de la Cossonnerie puis dans celui de la rue de la Tour d'Auvergne, le plus souvent avec une amie, qu'il courtisait aussitôt. En sa compagnie, on buvait beaucoup, et il parlait plus encore; la seule fois où je suis allé dans son appartement de la rue des Grands-Champs, ces champs dont il incarnait la clé même, nous avons descendu en quelques heures une bouteille de Chivas : il avait pourtant 85 ans, et une demi-douzaine d'infarctus derrière lui. Lors de ces rencontres, il m'a montré le fameux rouleau où il couchait sur le papier le labyrinthe de toute une vie aimantée par l'amour et m'en a lu, comme à bien d'autres visiteurs, quelques passages; mais surtout, il m'a souvent parlé, à mon grand enchantement, de ses séjours dans les années soixante, chez les Papous du fleuve Sépik et sur l'île de Nouvelle-Irlande, qui restait dans sa mémoire comme le modèle d'une société libre et heureuse.

 

Certains le comparaient à un bûcheron canadien; moi, je le voyais plutôt comme un arbre indéracinable. Hélas, en juin 2009, au moment où se tenait une grande exposition de son œuvre et de celle de Mimi Parent, il a été frappé d'une attaque qui l'a paralysé du côté droit et l'a privé de la parole. Je me suis rendu à l'hôpital Tenon où il avait été pris en charge; nous sommes parvenus à communiquer par un système de questions et de réponses auxquelles il répondait par des gestes signifiant oui ou non. Il était bien sûr très malheureux, et aurait voulu en finir au plus vite avec une situation où, par un paradoxe cruel, il devenait prisonnier d'un corps pour lequel il avait toujours revendiqué la liberté suprême. Je suis sorti de l'hôpital en larmes, et ne l'ai plus revu.

 

Il y avait une dimension mythique chez Jean Benoît, qui éclatait dans son amour inépuisable pour les femmes, toujours renouvelé, toujours émerveillé. Son érotisme solaire avait le regard limpide des enfants. Aucune fascination chez lui pour les affres de la transgression, il était d'emblée au-delà. Il était parfaitement païen, en totale harmonie avec ces préadamites des îles heureuses où il a abordé juste avant qu'elles ne succombent aux ignobles prestiges de la civilisation.

 

Avec la disparition de Jean Benoît, une nouvelle page vient de se tourner, de cet immémorial traité des passions écrit et déchiffré seulement par les rêveurs et les poètes. Notre Dionysos au masque de plumes de ménure est parti, le jour de Vénus, sur la barque malangan, de l'autre côté de sa légende.

 

JOËL GAYRAUD, le 7 septembre 2010.

Par Trémalo - Publié dans : Des nouvelles du front - Communauté : Poésie française
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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 10:20

Ainsi on peut s’attendre à tout

Dans l’amour même des moins platoniques

Pour lui faire juste passer l’Ether par le chas

 

(extrait de Jour - La ronde)

 

 

Le site :

herbe-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le site Archipels de l'auteur

 

 

Par Trémalo - Publié dans : Tremalo 7 Juin 2011 - Communauté : Poésie française
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 14:08

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Par Trémalo
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 13:59

denis_heudre.jpg

 

 

link

 

http://dheudre.over-blog.com/ext/http://denisheudre.free.fr/

Par Trémalo - Publié dans : Tremalo 7 Juin 2011 - Communauté : Poésie française
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 13:41

Denis Heudré

 

Mathieu Gosztola

 

Olivier Hervy

 

Hafsa Saifi

 

Aymeric Brun

 

Sébastien Cochelin (sous réserves)

 

Peintre : Claude Bouvier

 

green047.jpg

Par Trémalo - Publié dans : Tremalo 7 Juin 2011 - Communauté : Poésie française
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Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 18:12

link

 

 

Par Trémalo - Publié dans : Des nouvelles du front - Communauté : Poésie française
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 12:14
Par Trémalo
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